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By motorway A75 or Rodez airport.

       Entraygues-sur-TruyĂšre by motorway A75 or Rodez airport



Access by road

Entraygues-sur-TruyĂšre - France - Europe

Entraygues-sur-TruyĂšre in the heart of the north Aveyron
From the north, Paris :
A10, then A71 to Clermont-Ferrand, then A75 to Montpellier.
Take the exit 23 to Massiac, Aurillac.
In Aurillac, take D920 to Rodez until Entraygues-on-Truyère.


From Lyon and the East :
A47 or N88 via Saint-Etienne, then A72 to Clermont-Ferrand, then A75 to Montpellier.
Take the exit 23 to Massiac, Aurillac.
In Aurillac, take D920 to Rodez until Entraygues-on-Truyère.


From the North West :
From Limoges, A20 to Tulle, then N120 to Aurillac, then D920 to Rodez until Entraygues-on-Truyère.

From the South West :
From Toulouse, A68 to Albi, then N88 to Rodez, then D988 to Sébazac-Concourès, then D904 to Entraygues-sur-Truyère.

From the South East, Marseille, Montpellier :
A9 then N9/A75 via Lodève, Millau, to Clermont-Ferrand.
Take the exit 42, then N88 to Rodez.
In Laissac, D28 to Espalion, then D920 to Entraygues-sur-Truyère.




 
 

Access by train


Several trains each day :
• PARIS / RODEZ
• PARIS / AURILLAC




Information & Reservation SNCF :
Web site : www.sncf.fr





Access by air


Rodez-Marcillac Airport.
Web site : www.aeroport-rodez.fr
Aurillac-Tronquières Airport.
Web site : www.caba.fr/fr/aeroport/
 
 
 
 
 
 
Actualités en Aveyron
URBAIN HEMARD A ECRIT LE PREMIER LIVRE DENTAIRE EN FRANCEHistory
Le cardinal Georges d’Armagnac (1500-1585), ambassadeur de François Ier (1494-1547) Ă  Venise, Ă©vĂȘque de Rodez , a de sĂ©rieux problĂšmes dentaires qui le font souffrir frĂ©quemment. AprĂšs diverses sollicitations sans succĂšs en quĂȘte d’un soulagement, il se tourne en dernier recours vers Urbain HĂ©mard (1548 ( ?)-1616 ( ?)), chirurgien dans la mĂȘme ville depuis 1529. Pour soigner Georges d’Armagnac, HĂ©mard, n’ayant que peu de connaissances sur la question, consulte de nombreux ouvrages traitant des moyens nĂ©cessaires pour parvenir Ă  guĂ©rir les maux dentaires. Puis, il s’empresse de mettre en application ce qu’il a appris, dans la religieuse bouche. C’est un succĂšs dont il est remerciĂ© par le Cardinal qui l’encourage Ă  poursuivre ses recherches pour Ă©crire un livre sur les dents et lui demande « les causes & raisons d’une si forte douleur & des autres propriĂ©tĂ©s qui se trouvent es Dents plus que aux autres os ». Ce livre est publiĂ© Ă  Lyon, en 1582, chez Benoist Rigaud. Il s’intitule Recherche de la vraye anathomie des dents, nature et propriĂ©tĂ© d’icelles et est bien Ă©videmment dĂ©diĂ© au Cardinal. Cet ouvrage est considĂ©rĂ© par les spĂ©cialistes comme le premier du genre Ă©crit en France, sur les dents. Fauchard s’inspirera de ce travail pour Ă©crire son fameux Le Chirurgien-dentiste ou TraitĂ© des dents (1728). HĂ©mard reste dix annĂ©es au service du Cardinal, de 1552 Ă  1562. Avicenne, Chauliac, Eustache, Fallope, Joubert, VĂ©sale et encore Ambroise ParĂ© seront ses sources d’inspiration. Urbain HĂ©mard est nĂ© Ă  Entraygues-sur-TruyĂšre , dans l’Aveyron. Bien que de nombreux auteurs affirment qu’il est nĂ© en 1548, de gros doutes subsistent quant Ă  cette date. AprĂšs des Ă©tudes dans la cĂ©lĂšbre universitĂ© de Montpellier, premiĂšre Ă©cole de mĂ©decine sur le sol français, il s’installe Ă  Rodez. HĂ©mard y officie en tant que lieutenant du Premier chirurgien du roi. C’est en tant que tel qu’il. . .
VICTOR, L'ENFANT SAUVAGE DE L'AVEYRONHistory
En 1797 un enfant d'environ 9-10 ans est aperçu dans le Tarn, mais ce n'est que deux ans plus tard qu'il sera attrapĂ©, escortĂ© au village de Lacaune et recueilli par une veuve. L'enfant ne se nourrit que de vĂ©gĂ©taux crus, ou qu'il a cuits lui-mĂȘme. Il fugue au bout d'une semaine. Nous sommes en 1799 ; durant l'hiver, l'enfant descend du Tarn Ă  l'Aveyron. Le 6 janvier 1800, un enfant nu, voĂ»tĂ©, aux cheveux hirsutes, est dĂ©busquĂ© par trois chasseurs. Il s’enfuit, sort des bois et se rĂ©fugie dans la maison du teinturier Vidal, Ă  Saint-Sernin-sur-Rance. Il ne parle pas et fait des gestes dĂ©sordonnĂ©s. Il est envoyĂ© trois jours plus tard dans un orphelinat de Saint-Affrique , puis le mois suivant Ă  Rodez. C’est un certain abbĂ© Bonnaterre qui le rĂ©cupĂšre et l’emmĂšne Ă  l’École centrale. Le ministre Lucien Bonaparte rĂ©clame son transfert Ă  Paris. Il arrive donc dans la capitale le 6 aoĂ»t 1800. Le voilĂ  livrĂ© Ă  la curiositĂ© de la foule et des savants. Toutes sortes d’hypothĂšses, mĂȘme les plus absurdes, ont Ă©tĂ© formulĂ©es Ă  son sujet. En particulier on ne saura jamais si son retard mental Ă©tait dĂ» Ă  son isolement ou si un handicap mental prĂ©alable avait conduit Ă  son abandon vers l’ñge de deux ans. En 1801, Victor est confiĂ© au docteur Jean Itard. Personne ne croit Ă  sa rĂ©insertion sociale, mais Jean Itard s’attelle Ă  la tĂąche. Il publiera un mĂ©moire la mĂȘme annĂ©e et un rapport en 1806 sur ses travaux avec Victor de l’Aveyron. Pendant cinq annĂ©es, il a travaillĂ© avec cet enfant Ă  sa rĂ©insertion sociale, mais a considĂ©rĂ© comme un Ă©chec personnel son incapacitĂ© – ou son refus ? – de parler. Victor est confiĂ© Ă  une certaine madame GuĂ©rin qui le soigne pendant 17 ans, de 1811 Ă  sa mort en 1828, dans une maison de l’impasse des Feuillantine Ă  Paris. En 1970, François Truffaut s’inspire de l’histoire pour rĂ©aliser un film, L’Enfant sauvage. Lucien Malson. . .
L'HISTOIRE DU COUTEAU DE LAGUIOLEHistory
On Ă©crit LAGUIOLE et on prononce « LAÏOLE ». On a conservĂ© la prononciation ancienne, en patois, en occitan, c’est la raison pour laquelle on parle de LaĂŻole. DĂ©but du 19Ăšme siĂšcle Au dĂ©but du 19Ăšme siĂšcle, le couteau local avait pour nom ‘Capujadou’. C’était une lame fixe et pointue emmanchĂ©e sur un morceau de bois ; c’est le premier couteau de Laguiole. 1829 Naissance du couteau Laguiole pliant Ă  cran forcĂ©*. Ce modĂšle est trĂšs proche de la version actuelle que nous connaissons tous. L’Aubrac est un vaste plateau composĂ© de fermes isolĂ©es oĂč habitent plusieurs familles. Les aĂźnĂ©s partaient faire la saison d’hiver en Catalogne en tant que tĂącherons et surtout scieurs de long. Certains d’entre eux sont revenus en Rouergue avec dans leur poche un couteau espagnol : la navaja. Le couteau Laguiole lui prend sa lame de forme yatagan et son manche effilĂ©. *Couteau Ă  cran forcĂ© ou couteau Ă  cran d'arrĂȘt. Le couteau de Laguiole est un couteau pliant Ă  cran forcĂ©. Il ne dispose donc pas, Ă  la diffĂ©rence de l'Opinel, couteau Ă  cran d'arrĂȘt, une bague qui permet de garder la lame constamment ouverte. Dans le cas du Laguiole, le ressort est en permanence en appui sur le talon de la lame. Quand on ouvre le couteau, la tĂȘte du ressort (partie oĂč il y a l'abeille) vient se verrouiller dans l'encoche du talon. Ainsi, par simple pression de la lame (on dit que l'on "casse le couteau"), l'on referme le couteau. Il n'y a pas de mĂ©canisme de blocage de la lame. C'est pour cette raison que le Laguiole n'est pas considĂ©rĂ© par le lĂ©gislateur comme une arme blanche (dont l'utilisation est restreinte). 1829 - 1880 La production locale est assurĂ©e par quelques artisans (souvent les forgerons) et permet de satisfaire la demande des paysans de l'Aubrac. Le. . .
TRESOR DE CONQUES : SAINTE-FOY A FAIT LA FORTUNE DE CONQUESHistory
Conques serait-il Conques sans le crĂąne de Sainte-Foy ? Et celui-ci, a-t-il Ă©tĂ© dĂ©robĂ© ou mis Ă  l'abri lors des invasions normandes qui dĂ©vastaient dans les annĂ©es 800 les bords de la garonne ? L'Eglise s'en tient Ă  une formule magique : la "translation furtive". Tandis que d'autres soutiennent mordicus que les ossements de la jeune martyre d'Agen ont Ă©tĂ© volĂ©s en 866 dans un monastĂšre d'Agen par un moine conquois. Cet agent double aura passĂ© dix ans Ă  Agen pour endormir la mĂ©fiance de ses coreligionnaires avant d'entreprendre son mĂ©fait. AprĂšs cela le crĂąne sera placĂ© dans le fameux reliquaire d'or et Conques qui s'appauvrissait connaĂźtra la fortune... Pour accĂ©der au TrĂ©sor, il faut passer par les vestiges du cloĂźtre. C'est l'un des cinq grands trĂ©sors europĂ©ens d'orfĂšvrerie mĂ©diĂ©vale. L'un des rares restes de saints, le crĂąne de Sainte Foy. Ancienne adolescente chrĂ©tienne martyrisĂ©e en 303 Ă  Agen, et enfermĂ©e dans une exceptionnelle statue. Assise sur un trĂŽne et couronnĂ©e, la majestĂ© de Sainte Foy est le seul exemplaire conservĂ© des statuts reliques prĂ©romanes. AmĂ©nagĂ©es dans une salle, les reliques sont choyĂ©es. Elles auraient pu ĂȘtre confisquĂ©es en 1793. Mais, avec ruse, des habitants les cachĂšrent dans leurs maisons et jardins, pour les rendre plus tard. Ainsi, l'inestimable patrimoine fut sauvĂ©.
JEAN MOULIN FUT PREFET DE L'AVEYRONHistory
En mars 1937, Jean MOULIN est nommĂ© PrĂ©fet de l’Aveyron Ă  Rodez et devient Ă  38 ans le plus jeune PrĂ©fet de France. Mais en avril 1937, Pierre COT le rappelle comme Chef de cabinet. Jean MOULIN revient Ă  la tĂȘte de la PrĂ©fecture de l’Aveyron en 1938, dans un DĂ©partement conservateur de droite et clĂ©rical, jusque dans l’hĂ©micycle du Conseil GĂ©nĂ©ral qui ne compte que deux Ă©lus de gauche, dont Paul RAMADIER. Homme de conviction avec une large ouverture d’esprit, intelligent et respectueux, Jean MOULIN s’allie l’amitiĂ© du PrĂ©sident du Conseil GĂ©nĂ©ral, MARUEJOULS. Un grande complicitĂ© s’instaure entre les deux hommes, tandis que Jean Moulin reçoit la LĂ©gion d’honneur Ă  Rodez et participe Ă  l’inauguration de la Foire Exposition de Rodez , aux cĂŽtĂ©s du Cardinal VERDIE, archevĂȘque de Paris et natif de l’Aveyron. AprĂšs la dĂ©faite de 1940, rĂ©voquĂ©, il choisit le parti de la RĂ©sistance, et devient en 1943 le premier prĂ©sident du conseil national de la RĂ©sistance. Il fut arrĂȘtĂ© par la Gestapo en juin 1943. TorturĂ©, il mourut des suites des sĂ©vices qu'il avait endurĂ©s, lors de son transfert en Allemagne. Lors de son inhumation au PanthĂ©on, AndrĂ© Malraux exalta ce "chef d'un peuple de la nuit". L'apposition en 1948 d'une plaque sur la façade de la prĂ©fecture est venue confirmer le souvenir de Jean Moulin, en rappelant son rĂŽle dans la RĂ©sistance et sa fin hĂ©roĂŻque.
BERTRAND DELANOE DANS SON TERROIR AVEYRONNAISCelebrities
De l'audace et beaucoup d'Ă©motion Si en chaque parisien il y a un provincial qui s'ignore, ce n'est certes pas le cas du premier d'entre eux. Bertrand DelanoĂ«, et le grand public le sait au moins depuis la parution de son dernier livre, sait faire preuve d'audace. Et jouer aussi sur le registre de l'Ă©motion qui l'a conduit, hier, pour les besoins d'une Ă©mission tĂ©lĂ©visĂ©e de Michel Drucker (dimanche 15 juin) Ă  remettre ses pas dans les baskets de son enfance, au lycĂ©e Sainte-Marie, de son adolescence et de son entrĂ©e dans l'Ăąge mur sur la terrasse du cafĂ© Le Broussy. FilmĂ©, photographiĂ©, questionnĂ©, le maire de Paris a sorti le grand jeu, embrassant avec fougue les anciennes copines (la fille du docteur Bonnafous, RĂ©gine Taussat, une certaine Lisbeth...) et s'amusdant mĂȘme Ă  faire toucher ses abdominaux Ă  Lazlo Horwath, son ancien professeur de gymnastique qui a rappelĂ© que son petit Ă©lĂšve avait toujours eu « un bon esprit sportif ». TrĂšs Ă  l'aise dans ce numĂ©ro de charme, Bertrand DelanoĂ« a aussi discutĂ© le coup avec des lycĂ©ens, se souvenant de son Ă©poque cheveux longs et contestation obligatoire, avant de sacrifier Ă  une sĂ©ance de dĂ©dicaces Ă  la Maison du Livre. Avec, en guise d'Ă©chauffement, une petite signature apposĂ©e sur le maillot d'un supporter du club de football, PSG. Tout cela a permis de constater que Bertrand DelanoĂ«, visiblement, n'a pas d'ennemis sur Rodez. Entre 1964 et 1974, il avait alors entre 14 et 24 ans, il n'aura donc laissĂ© que de bons souvenirs, cet Ă©ternel jeune homme qui fait encore certains matins cinquante ou soixante pompes d'affilĂ©e, et qui aime dĂ©battre passionnĂ©ment. Les signatures se sont donc succĂ©dĂ©, Ă  un rythme assez rapide, sans qu'il oublie, toutefois, d'embrasser la mĂšre d'un ami, l'ancien hĂŽtelier chez lequel il est restĂ© deux mois avec sa famille, Ă  leur arrivĂ©e de Tunisie, le compagnon des premiĂšres engagements politiques. Jusqu'au prĂ©sident du conseil. . .
VISITE DU PRINCE ALBERT II DE MONACO A MUR-DE-BARREZCelebrities
Le Prince de Monaco s'est rendu mercredi 14 mai 2014 en visite officielle dans le village aveyronnais de Mur-de-Barrez. Descendant de sa Peugeot noire 508 avec une heure de retard sur son programme, Albert II de Monaco fut accueilli chaleureusement par une foule consciente de vivre un moment unique. Et il le fut. Du soleil, des sourires, pas de barriĂšres pour ĂȘtre proche du peuple, des appareils photos et des tablettes portĂ©s Ă  bout de bras, la ferveur Ă©tait Ă  la hauteur de l’attente. Le dĂ©voilement de la plaque sur la tour de Monaco Certes, la princesse CharlĂšne n’est finalement pas venue - victime d’un malaise - mais l’ivresse de la rencontre avec un prince fait toujours rĂȘver. Le maire Alain CĂ©zac a prononcĂ© un discours mĂȘlant histoire et actualitĂ©. Puis s’en est suivi le dĂ©voilement de la plaque sur la Tour de Monaco, l’échange de cadeaux (deux modillons pour le prince, une statuette de François de Grimaldi pour la Ville de Mur-de-Barrez ). Le nombreux public, un millier de personnes environ, a pu ne pas quitter d’une semelle son prince, donnant libre cours aux photos, aux mains tendues et aux petits mots en remontant la Grand’rue au son du groupe folklorique "La BarrĂ©zienne" pour visiter la Maison de l’Histoire. Une heure et quart de visite Une vraie communion qui s’est poursuivie Ă  la sortie de la mairie pour signer le livre d’or, ou encore Ă  la sortie de l’église pour un dernier bain de foule. L’heure et quart de prĂ©sence du prince en Carladez aveyronnais fut largement dĂ©passĂ©e. Le prince est reparti au milieu d’un cortĂšge de onze vĂ©hicules, et Mur-de-Barrez peut dormir tranquille. UNE PREMIÈRE DEPUIS 300 ANS ! Fruit d'une longue correspondance Ă©pistolaire entre la principautĂ© monĂ©gasque et l'ancien maire de Mur-de-Barrez. . .
LA JOCONDE A L'ABBAYE DE LOC-DIEUHistory
Mai 1940 : alors que les allemands se dirigent vers Paris, les conservateurs du Louvre dĂ©cident de cacher leurs trĂ©sors plus loin que Chambord. C'est ainsi qu'en pleine dĂ©bĂącle, plus de trois mille peintures - dont La Joconde - arrivent Ă  l'abbaye de LOC-DIEU. La « Guerre du Louvre » : c'est ainsi que l'on appelle aujourd'hui cet Ă©pisode de l'histoire française qui Ă  donnĂ© matiĂšre Ă  deux expositions Ă  Paris et Ă  Chambord Ă  l'occasion des 70 ans de ces Ă©vĂšnements. Ils sont Ă©galement abordĂ©s au cours de la visite de Loc Dieu ou Camille de Montalivet, propriĂ©taire, propose une prĂ©sentation de « Jocondes transfigurĂ©es ». Les responsables du musĂ©e du Louvre se sont prĂ©occupĂ©s dĂšs 1939 de mettre les collections Ă  l'abri. L'autorisation est venue en aoĂ»t d'Ă©vacuer les chefs-d'Ɠuvre des musĂ©es nationaux vers le centre et l'ouest du pays, via Chambord. Mais en mai 1940, alors que les allemands se rapprochent de Paris, les conservateurs dĂ©cident d'aller plus loin. Loc Dieu, estime Camille de Montalivet, avait dĂ» ĂȘtre repĂ©rĂ©e par un gardien-chef du Louvre originaire de Villefranche-de-Rouergue. L'Ă©glise permettait de stocker tous les tableaux, l'accĂšs en Ă©tait facile et un systĂšme anti- incendie pouvait ĂȘtre installĂ©. De plus, les chambres Ă©taient nombreuses dans lesquelles gardiens, conservateurs et leurs familles (soit plus de 250 personnes) pouvaient ĂȘtre logĂ©s, ainsi que dans les villages environnants. Plusieurs convois furent nĂ©cessaires pour transporter 3500 tableaux, parvenus Ă  destination entre les 5 et 17 juin. Les camions - en particulier ceux de la ComĂ©die Française - sont Ă©normes mais Ă  la dimension de certaines de ces prĂ©cieuses toiles : les Noces de Cana, de VĂ©ronĂšse, ne mesurent-elles pas 10 mĂštres sur 7 ? « Les conditions, souligne Camille de Montalivet, ont Ă©tĂ© certainement trĂšs Ă©prouvantes car des millions de Français Ă©taient sur. . .
BOUGNATS, LES AUVERGNATS DE PARISHistory
Un bougnat est un immigrant installĂ© Ă  Paris, originaire du Massif central et plus particuliĂšrement du nord de l'Aveyron (Aubrac, ViadĂšne, vallĂ©e du Lot). AprĂšs avoir exercĂ© la profession de porteur d'eau (pour les bains) au XIXe siĂšcle, les immigrants aveyronnais vont s'orienter progressivement dans le commerce du bois et du charbon (livrĂ© Ă  domicile) ainsi que dans les dĂ©bits de boisson (vin, limonade). Les Parisiens vont les appeler bougnats Ă  partir de cette Ă©poque (mot dĂ©rivĂ© de charbonnier et aussi certainement d'auvergnat). Durs au travail et formant une communautĂ© trĂšs soudĂ©e, beaucoup d'entre eux afficheront de belles rĂ©ussites. Aujourd'hui, mĂȘme si beaucoup de cafĂ©s parisiens ont changĂ© de main, la communautĂ© des cafetiers aveyronnais est toujours bien prĂ©sente et conserve une certaine aisance financiĂšre. L'histoire des Bougnats de Paris Colonisation parisienne Avec les rĂ©volutions industrielles, les migrations se multipliĂšrent pour Ă©chapper Ă  la misĂšre des campagnes et le XIXe siĂšcle offrit Ă  nos ancĂȘtres de nouveaux horizons... PrĂ©curseurs et volontaires, les paysans du Massif Central (principalement auvergnats et aveyronnais) avaient dĂ©jĂ  colonisĂ© Paris Ă  la fin du XVIIIe siĂšcle. Pour s'intĂ©grer dans cette ville pleine d'opportunitĂ©s, ils brillaient dans tous les travaux durs et fatigants que les parisiens boudaient. L'eau courante n'existait pas encore et les parisiens consommaient de plus en plus d'eau : les « Auvergnats » porteurs d'eau leur amenĂšrent Ă  domicile. Ils existe deux catĂ©gories de porteur d'eau la plus favorisĂ©e possĂšde une tonne de 800 Ă  1200 litres montĂ©e sur roues et attelĂ©e Ă  un cheval, l'autre la plus humble et la plus nombreuse se contente de deux seaux d'une douzaine de litres qu'ils portent sur l'Ă©paule Ă  l'aide d'un joug. Les premiers disposent d'une fontaine spĂ©ciale qui leur est rĂ©servĂ©e. . .
AFFAIRE FUALDES : UN PROCES QUI RETENTIT DANS TOUTE L'EUROPE DU DEBUT XIXeHistory
Antoine Bernardin FualdĂšs (1761-1817). Accusateur public, juge du tribunal criminel de l'Aveyron, procureur impĂ©rial en 1811. Antoine Bernardin FualdĂšs est nĂ© Ă  Mur-de-Barrez en Aveyron dans le Rouergue vers 1761. Issu d'une famille de robe, il vient tout juste de terminer ses Ă©tudes quand Ă©clate la rĂ©volution. Jacobin modĂ©rĂ©, il connaĂźtra sa premiĂšre heure de gloire dĂ©fendant le gĂ©nĂ©ral Custine dont il parviendra Ă  prouver l'innocence, mais non Ă  Ă©viter l'exĂ©cution. Il participera Ă©galement Ă  la dĂ©fense de Charlotte Corday ( arriĂšre-arriĂšre petite fille de Pierre Corneille; accusĂ©e et exĂ©cutĂ©e pour l'assassinat de Marat ). NommĂ© dans la magistrature aprĂšs le 18 Brumaire, il revient en 1811 Ă  Rodez oĂč il exerce les fonctions de procureur impĂ©rial. Bonapartiste affirmĂ©, il connaĂźt la disgrĂące avec l'avĂšnement de Louis XVIII, un Ă©phĂ©mĂšre retour en poste avec les Cent-Jours avant de prendre sa retraite sous la Restauration. Le 19 mars 1817, il est sauvagement assassinĂ© dans des conditions mystĂ©rieuses et son corps est retrouvĂ© flottant dans l'Aveyron. Cet assassinat serait l'Ɠuvre des Chevaliers de la Foi. Parmi les thĂšses soulevĂ©es, celle de la vengeance politique semble la plus probable : les royalistes se seraient vengĂ©s du procureur FualdĂšs qui avait eu une part importante dans l'Ă©chec du complot de Rodez en 1814. L'enquĂȘte et le procĂšs qui suivront donneront lieu Ă  la cĂ©lĂšbre Affaire FualdĂšs, qui eut un Ă©norme retentissement Ă  travers toute la France et l'Europe en raison des circonstances sordides de l'assassinat, de l'obscuritĂ© de l'affaire liĂ©e aux conditions politiques troublĂ©es des dĂ©buts de la Restauration et du dĂ©but de l'essor de la presse nationale. L'affaire FualdĂšs frappa si fort ses contemporains, que l'on trouve de nombreuses mentions d'elle dans les ouvrages des plus grands auteurs des XIXe et XXe siĂšcles : HonorĂ© de Balzac : La Muse du dĂ©partement,. . .
 
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